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Centres d'intérêts :
Miliana

À propos de l'auteur :
<p><span style="font-size: small;">Témoigner c'est Souvenir</span></p>

Citation préférée :
L'enfance. Cette heureuse et brève période de l'existence où l'on a tout juste assez de conscience pour savourer la joie d'être et d'inconscience pour ignorer les difficultés de la vie.

Articles de algermiliana

La beauté de l’éphémère

Par Le 10/09/2026

 

La beaute de l'éphémère

Ce qui nous bouleverse le plus n’est pas l’éternel, mais ce qui disparaît. La beauté de l’éphémère réside dans cette clarté fragile, cette vérité douce-amère, l'instant présent ne reviendra jamais, et c’est précisément ce qui le rend précieux.

C’est la grâce furtive d’une fleur de cerisier qui ne s’offre qu’un battement de jours, l’éclat flamboyant d’un soleil couchant englouti par la nuit, ou la caresse d’une lumière matinale glissant sur les pierres anciennes. Dans le wast eddar de nos maisons d’autrefois, le soleil dessinait des ombres mouvantes, et de ce ballet discret naissait une poésie que nul ne pouvait retenir.

Mais l’éphémère ne se limite pas aux paysages : il habite nos vies, nos rencontres, nos paroles qui ne se répètent jamais de la même manière. Chaque instant vécu est une étincelle passagère, il s’éteint aussitôt qu’il est né, mais laisse derrière lui une trace ardente, une empreinte qui continue de vibrer.

Aimer ce qui s’efface, ce n’est pas céder à la nostalgie : c’est apprendre à regarder le monde avec tendresse, à saisir la mémoire au moment même où elle s’invente, à graver dans nos cœurs la chaleur d’un souvenir avant qu’il ne devienne silence. L’éphémère ne dépouille pas le temps ; il lui confère, au contraire, toute sa splendeur.

Car la véritable grâce d’un instant ne se mesure pas à sa durée, mais à la profondeur de l’empreinte qu’il dépose en nous, une empreinte vive, ardente, qui continue de résonner bien après que l’instant s’est éteint.

 

La force d'être Soi

Par Le 04/08/2026

Je n'ai jamais été faite pour les sentiers balisés. Mon énergie, brute et indomptable, s'est toujours insurgée contre les limites. Âme vagabonde, cri de liberté projeté à la face du monde, j'ai choisi ma propre voie. J'ai gravi ma montagne avec une détermination inébranlable, refusant de m'éteindre ou de me plier. J'étais tempête et incendie, embrassant chaque instant avec l'intensité d'une existence affranchie, sans compromis ni renoncements.

La perfection ? Un mirage édifié par la peur. Je ne cherchais pas l'impeccable, mais la beauté à l'état brut, celle qui se rit des masques et des jugements. Je ne vivais pas pour plaire, mais pour être. Mon regard, ancré sur l'horizon, ne cédait à rien. J'avançais, audacieuse, et si la chute m'attendait, je l'accueillais avec la grâce d'un envol : seul le renoncement m'effrayait, jamais l'abîme.

Tour à tour exubérante, excessive, insaisissable, je n'ai jamais cédé aux attentes d'autrui. Ceux qui espéraient des excuses ou des justifications face à mes failles n'ont trouvé qu'un silence fier. Ce que je donnais était entier, sans réserve ; ce que je refusais, je le rejetais avec une certitude absolue.

Je n'ai jamais prétendu être la mère idéale ou l'amie toujours disponible. J'ai simplement voulu être présente, avec mes lumières et mes ombres. Parfois lointaine, parfois maladroite, mais toujours sincère. Ceux qui m'ont réellement connue savent que je ne savais pas tricher. Je n'offrais que ce qui palpitait en moi, vrai et inaltéré. J'ai appris, parfois à mes dépens, qu'il est impossible de tout concilier, et que s'oublier par abnégation revient à s'effacer dans un rôle étouffant. L'amour, tel que je le conçois, se manifeste parfois dans un simple murmure ou un geste humble, mais jamais dans le mensonge. Nul ne saurait entraver ma liberté, car elle est mon essence même.

La vie vient de m'arracher un pilier, celui qui croyait en moi sans condition. Et pourtant, j'avance, portée par la même ardeur. Les critiques glissent sur moi comme la brise sur la pierre polie par le temps. Je n'ai plus rien à prouver. Mon combat n'a jamais été de plaire, mais d'exister pleinement, en fidélité absolue à ma vérité.

Et ainsi je resterai. Libre, indomptée, entière. Car l'authenticité est mon seul serment, et je le tiendrai jusqu'au bout.

"Vacances! الزيّارة"

Par Le 02/08/2026

Trois mondes, Deux points de vue, Trois espaces en convergence vers Un Espace Commun

Un petit bijou que ce sketch, comme on n’en fait plus, et qui ne manquera pas, si regardé jusqu’au bout, de rappeler à quelques-uns ces moments doux vécus dans ces grandes maisons habitées par plusieurs familles, qui n’en formaient plus qu’une finalement, et qui partageaient El Mlih wa Douni.

Monde des hommes, monde des femmes, mondes des enfants. Irréductibles les uns aux autres, peu perméables, ce qui occasionne incompréhensions, malentendus et frustrations de part et d’autre, alors que chaque partie est de bonne foi. Les acteurs et actrices de chaque monde jouant au mieux les rôles qui leur sont attribués. Très complexes et parfois très compliqués.

Pourtant, tout peut être bousculé lorsque la rupture occasionnée par un réveil tardif, survient et sème le « désordre ». Elle finit à la fin, par amener ces acteurs et actrices à voir, à percevoir, à comprendre avec plus de clarté le monde dans lequel évolue l’autre homme, femme, enfant, débarrassés qu’ils sont de leurs costumes de scène.

La rupture comme perte momentanée de repères établis, comme déclencheur d’une communication naturelle, sincère, attentive, attentionnée, compréhensive débarrassée des représentations, des caricatures, et des méfiances. Un espace alternatif où hommes, femmes, et enfants se retrouvent enfin pour contribuer à cette entreprise commune qui séduit tout le monde, partir en vacances.

Mazaar/Ali Azam

Par Le 02/08/2026

 

Mazar, chanson traditionnelle Afghane interprétée par le groupe iranien Nyaz. Juste pour se laisser transporter par l’enchantement, le bienfait, et le sentiment de paix que procurent la voix d’Ali Azam iranienne, la musique aux sonorités indiennes, et la magnifique vidéo qui les accompagne dans cette élévation.

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